Existe-t-il un lien entre le taux de chômage genevois et la hausse du nombre de frontaliers? Les employeurs délaissent-ils la main-d’œuvre locale?
Les frontaliers genevois ne franchissent plus la frontière avec le même état d’esprit depuis quelques jours. C’est désormais officiel: toute une partie de la population du canton leur a signifié dimanche, dans les urnes, qu’ils n’étaient pas les bienvenus. En permettant au Mouvement Citoyens genevois (MCG) de doubler ses sièges au Grand Conseil, le message des électeurs ne laisse que peu de place à l’ambiguïté, tant le discours de la formation populiste est ciblé et limité. Les frontaliers sont à l’origine de la plupart des maux des Genevois, accuse-t-elle. Principal reproche: ils s’emparent des emplois qui reviennent de droit aux résidents du canton.|
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