Les invités mercredi11 mars 2009

Pas de capitalisme sans capital !

Guillaume Vuillemey et Vincent Poncet chercheurs à l’Institut Molinari

L’extrême fragilité de nos économies est le fruit d’interventions politiques favorisant systématiquement la consommation par rapport à l’épargne et la dette par rapport au capital. D’où l’émergence d’un «capitalisme sans capital» et l’éclatement de la crise actuelle

La crise actuelle a parfois été analysée comme «la crise d’un certain capitalisme», lequel serait «déconnecté de la richesse réelle», et «fondé sur de l’argent virtuel». Mais s’il est vrai que le système actuel repose sur des pyramides vertigineuses de dettes et de crédits, il ne s’agit pas là d’une conséquence du libre fonctionnement des marchés. Au contraire, l’extrême fragilité de nos économies est le fruit d’interventions politiques favorisant systématiquement la consommation par rapport à l’épargne et la dette par rapport au capital. D’où l’émergence d’un «capitalisme sans capital» et l’éclatement de la crise actuelle. Pour en sortir, plutôt que de vouloir stimuler la consommation et l’émission de nouvelles dettes, il conviendrait au contraire de favoriser la reconstitution des stocks d’épargne réelle et de capital.

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